Les éditeurs se tournent-ils vers les IA pour remplacer leurs traducteurs ? Le choc de l’industrie de l’édition !

Les éditeurs se tournent-ils vers les IA pour remplacer leurs traducteurs ? Le choc de l’industrie de l’édition ! Dans un monde en pleine évolution technologique, la question de l’utilisation des intelligences artificielles pour la traduction de textes se pose avec de plus en plus d’acuité. Quels enjeux, quelles perspectives pour les professionnels du secteur de l’édition ? Intriguant, n’est-ce pas ?

La montée en puissance des IA dans l’édition #

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« Il n’y a aucune raison que l’édition vive dans une réserve alors que l’intelligence artificielle finira par être utilisée dans tous les secteurs », explique Renaud Lefebvre, directeur général du syndicat national de l’édition (SNE). Évidemment, cette vision ne fait pas l’unanimité parmi les professionnels du secteur, en particulier les traducteurs.

Les traducteurs face à l’adversité de l’IA #

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De nombreux traducteurs commencent à ressentir les effets de l’intégration de l’IA dans leur métier. Une traductrice de livres pratiques confie : « Le téléphone a commencé à moins sonner, puis les deux maisons avec qui j’ai l’habitude de travailler m’ont tout simplement annoncé qu’elles préféraient se tourner vers des solutions d’intelligence artificielle, faute de moyens ».

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Un autre traducteur rapporte : « C’est la deuxième maison en quatre mois qui me propose des contrats au rabais, en troquant mon statut d’auteur pour celui de prestataire de services. On me demande désormais d’éditer à la marge des textes, qui ont préalablement été traduits par une machine ».

L’impact sur les contrats et les conditions de travail #

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Dans les contrats actuels, il y a une montée en flèche de clauses spécifiques relatives à l’usage de l’intelligence artificielle. Anne Michel, à la tête du département étranger chez Albin Michel, souligne ceci en mentionnant que « Dans les contrats rédigés par les maisons d’édition anglo-saxonnes, il est désormais demandé très spécifiquement, depuis plus de six mois, que les traductions soient faites par des humains et non par la machine ».

Les solutions innovantes pour les bandes dessinées et autres médias #

Des éditeurs de BD, mangas et webtoons commencent à adopter des solutions comme celles de GeoComix/ComixSuite. Cette start-up française développe depuis huit ans un IA unique capable d’analyser et d’extraire tous les éléments d’une page de bande dessinée pour automatiser la traduction et la réécriture des légendes dans plusieurs langues.

L’intelligence artificielle, une menace pour les emplois ? #

Une société britannique, DeepZen, promet aux éditeurs de réduire le temps de production d’un livre audio par dix et les coûts par quatre. Audible propose déjà plus de 40 000 livres audio dont les voix sont générées par IA, tandis que HarperCollins a annoncé un partenariat avec ElevenLabs pour cloner des voix et élargir son catalogue de livres audio en langues étrangères à moindre coût.

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Les efforts des professionnels pour se faire entendre #

Selon Stephan Kalb de l’association professionnelle LESVOIX, « Nous sommes dans un moment pivot. C’est inévitable que des emplois soient décimés dans les prochains mois ». Kalb et le Syndicat Français des Artistes interprètes (SFA) ont lancé une pétition Pour un doublage créé par des humains pour des humains, qui a recueilli plus de 120 000 signatures.

« Nous risquons d’être parmi les premiers à être remplacés à court terme par les outils de l’intelligence artificielle générative (IAG), capables de traduire, cloner, synthétiser des textes, des voix, des interprétations et des émotions avec une similitude étonnante. Nous sommes en première ligne car le traitement des données vocales nécessite moins de puissance de calcul que l’image », conclut Kalb.

Le tournant vers l’usage de l’IA dans l’industrie de l’édition représente un immense bouleversement. Tandis que certaines maisons d’édition insistent sur l’importance des traductions humaines, d’autres embrassent avec enthousiasme les possibilités offertes par la technologie. Le débat entre tradition et innovation est bel et bien ouvert, et la route vers un équilibre juste entre les deux s’annonce encore longue et semée d’embûches.

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